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Pour les parents

Sommeil & respiration

Pauses respiratoires pendant le sommeil, laboratoire du sommeil, soutien respiratoire – ce que les parents doivent savoir.

Pauses respiratoiresÀ prendre au sérieux
Laboratoire du sommeilÉvalue la sévérité
ÉquipeDécide au cas par cas
En bref

Certains enfants avec une malformation craniofaciale ont une respiration difficile ou des pauses respiratoires pendant le sommeil (apnée obstructive du sommeil), parce que les voies aériennes supérieures sont plus étroites. Les signes sont un ronflement fort, des pauses respiratoires, un sommeil agité ou une respiration laborieuse. Un bilan – souvent au laboratoire du sommeil – aide à évaluer la sévérité. Selon le bilan, l'éventail va de la surveillance au soutien respiratoire jusqu'à la chirurgie ; l'équipe soignante décide au cas par cas.

Voies aériennes étroites dans les malformations craniofaciales

L'essentiel d'abord

Dans certaines malformations, la mâchoire inférieure, l'étage moyen de la face ou le pharynx sont formés de sorte que les voies aériennes supérieures sont plus étroites. Pendant le sommeil, lorsque les muscles se relâchent, la respiration peut alors se détériorer. On parle d'apnée obstructive du sommeil.

Cela est particulièrement pertinent en cas de mâchoire inférieure petite ou reculée (p. ex. séquence de Robin) et dans les formes syndromiques avec sous-développement de l'étage moyen (p. ex. syndromes d'Apert, de Crouzon ou de Pfeiffer). L'ampleur et l'évolution varient beaucoup.

Comment les parents remarquent une respiration perturbée pendant le sommeil

  • Ronflement fort et régulier
  • Pauses respiratoires visibles ou halètements
  • Sommeil agité, réveils fréquents, position de sommeil inhabituelle
  • Transpiration accrue pendant le sommeil
  • Fatigue en journée, irritabilité ou, chez le nourrisson, difficultés alimentaires

Quand demander un avis médical

Si vous observez des pauses respiratoires, des halètements ou une respiration nettement laborieuse, ou si votre nourrisson devient bleu en buvant, contactez rapidement votre équipe soignante ou votre pédiatre. En cas de détresse respiratoire aiguë, recourez aux urgences.

Laboratoire du sommeil et surveillance

Pour évaluer la sévérité, un examen du sommeil (polysomnographie ou surveillance simplifiée) est souvent réalisé. On enregistre entre autres la respiration, la saturation en oxygène et le sommeil. Le résultat aide l'équipe à planifier la suite avec vous.

Chez le nourrisson à risque connu, une surveillance de la saturation en oxygène peut être utile pendant un temps. L'équipe soignante décide si et dans quelle mesure.

De la position au soutien respiratoire

L'éventail est large et gradué individuellement. Les éléments possibles – selon la cause et la sévérité – sont :

  • Positionnement (p. ex. ventral ou latéral sous supervision) et surveillance dans les formes légères
  • Une canule nasopharyngée (un petit tube qui maintient les voies aériennes ouvertes) chez le nourrisson
  • Soutien respiratoire par CPAP ou ventilation non invasive via un masque
  • Oxygène supplémentaire dans certaines situations
  • Interventions chirurgicales, p. ex. ablation des amygdales/végétations ou – en cas de rétrécissement marqué lié à la mâchoire – une distraction de la mâchoire inférieure ou de l'étage moyen

Trachéotomie – une étape rare, soigneusement pesée

Dans de rares cas sévères où les autres mesures ne suffisent pas, une ouverture temporaire de la trachée (trachéotomie) peut sécuriser la respiration. Cette décision est prise très soigneusement et individuellement au sein de l'équipe interdisciplinaire, avec les parents, et n'est souvent pas définitive.

Ce qui est établi, ce qui évolue encore

Largement établi

Que certaines malformations craniofaciales comportent un risque accru d'apnée obstructive du sommeil et qu'évaluer la sévérité soit important est bien établi.

Varie selon les centres

L'ordre et le choix des mesures – par exemple quand privilégier une distraction ou un soutien respiratoire – sont pondérés différemment selon le centre et la situation.

Ouvert sur le plan scientifique

La stratégie donnant les meilleurs résultats à long terme fait l'objet de recherches en cours et dépend fortement du cas individuel.

Des questions sur le sommeil et la respiration ?

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'apnée obstructive du sommeil chez l'enfant ?

Les voies aériennes supérieures sont temporairement rétrécies ou obstruées pendant le sommeil, entraînant une respiration difficile ou des pauses respiratoires. Chez les enfants avec malformation craniofaciale, cela peut être plus fréquent. Un bilan aide à évaluer la sévérité.

Comment reconnaître des problèmes respiratoires pendant le sommeil ?

Les signes possibles sont un ronflement fort, des pauses respiratoires visibles, des halètements, un sommeil agité, une transpiration accrue et une fatigue diurne. Chez le nourrisson, des difficultés alimentaires ou une cyanose peuvent survenir. De telles observations doivent être évaluées médicalement.

Qu'est-ce que la CPAP et quand est-elle utilisée ?

La CPAP est un soutien respiratoire qui délivre une légère pression positive par un masque et maintient ainsi les voies aériennes ouvertes. Le recours à la CPAP ou à une autre mesure dépend du bilan et est décidé individuellement par l'équipe soignante.

Quand une trachéotomie est-elle envisagée ?

Seulement dans de rares cas sévères où les autres mesures ne sécurisent pas suffisamment la respiration. La décision est prise très soigneusement au sein de l'équipe interdisciplinaire, avec les parents, et est souvent temporaire. Elle ne remplace pas une évaluation médicale individuelle.

Mon enfant doit-il aller au laboratoire du sommeil ?

Un examen du sommeil (polysomnographie) ou une surveillance simplifiée est souvent recommandé pour évaluer la respiration et l'oxygène pendant le sommeil. L'équipe soignante décide si et sous quelle forme.

Remarque : le contenu de cette page est fourni à titre d'information générale et ne remplace pas un conseil, un diagnostic ou un traitement médical individuel. Les indications relatives à la prise en charge par les assurances sont sans engagement ; seule l'évaluation au cas par cas par l'assureur compétent fait foi. Pour toute question, adressez-vous à votre équipe soignante.